Discontents

L’une des principales causes du mécontentement actuel parmi les médecins en Amérique est la pression constante pour documenter dans les moindres détails chaque interaction avec les patients. Deux choses en sont responsables, la première étant la crise de la faute professionnelle non résolue. Les médecins sont avertis à maintes reprises que ce qui n’est pas documenté est comme si cela n’avait pas été fait. La seconde est l’obsession du gouvernement de payer pour des services non rendu. Il y a quelques années, les organismes gouvernementaux ont publié des règlements exigeant que les médecins documentent combien de systèmes du corps ils examinaient, de sorte qu’ils seraient payés selon qu’ils avaient examiné seulement la gorge et la poitrine, ou l’abdomen et le système nerveux. Ces règles persistent d’une manière modifiée, et les médecins sont payés selon des codes de complexité croissante, avec la compréhension implicite que ces services soient documentés sous peine d’avoir à rembourser l’argent ou être accusés de fraude. Chaque année, le gouvernement envoie un anti-fraude escouades pour repérer les irrégularités; Récemment, un éminent professeur d’université et directeur de département a été condamné à une lourde amende, a failli être emprisonné et a perdu son emploi en signant des formulaires de facturation pour les services rendus par ses résidents alors qu’il n’était pas physiquement présent. (car pour le gouvernement, tous les médecins sont les mêmes) gribouillent assidûment pour éviter les ennuis, de sorte que les dossiers médicaux deviennent volumineux, hors de propos et inintelligibles. Au cours des rondes, le professeur écrit des notes au lieu d’enseigner, tandis que les étudiants qui faisaient autrefois du travail debout sont impatients. Et puis, bien sûr, il y a les ordinateurs. Sûrement, ils doivent être la réponse, pour imaginer les compagnies aériennes faisant des réservations et émettant des billets écrits à la main. Mais la médecine est plus complexe, de nombreux médecins mal typés, peu de systèmes informatiques médicaux sont conviviaux, et il y a quelque temps, les médecins d’un groupe hospitalier se sont rebellés et ont refusé de les utiliser. Il ne fait aucun doute qu’une meilleure technologie viendra, avec la reconnaissance vocale, des scanners pour incorporer des données envoyées d’ailleurs, et des moyens plus faciles d’accéder et d’afficher des données. Peut-être qu’une partie de cette manie de documentation va diminuer. Mais c’est pour l’avenir, encore loin de l’hiver du mécontentement actuel.