Placebos et standardisation de nouvelles techniques chirurgicales

La technologie chirurgicale a connu une progression exponentielle ces dernières années, bien que nos attitudes envers son introduction dans la pratique contemporaine restent archaïques. Alors que des réglementations strictes en matière de licences existent pour tous les nouveaux médicaments sur ordonnance, l’innovation chirurgicale est assimilée de manière relativement incontrôlée. Les technologies d’accès minimal ont représenté un problème particulier. Auparavant, le pilier de l’innovation chirurgicale centrée sur la modification technique des procédures standard de soins chirurgicaux. Les études ont donc été basées sur la comparaison avec l’étalon-or et rarement avec les opérations placebo ou fictives. L’avènement des méthodes d’accès minimal, avec la promesse d’un traumatisme réduit associé à la chirurgie, a conduit à une augmentation importante des rôles proposés pour la chirurgie, bien que, comme pour de nombreuses normes actuelles en chirurgie, il manque des preuves solides. L’étude récente de ses collègues a de nouveau soulevé le spectre des essais contrôlés par placebo en chirurgie.1 Ils ont trouvé que l’intervention arthroscopique pour l’arthrose du genou n’avait aucun avantage thérapeutique accru par rapport à l’opération placebo. Ceci est un exemple important, non seulement pour les personnes souffrant d’arthrose, mais pour la communauté chirurgicale en général, qui effectuent de telles opérations sans aucune donnée contrôlée pour suggérer l’efficacité. Cet article se concentre sur l’examen des questions éthiques et scientifiques des essais impliquant une chirurgie fictive et les implications pour les études comparatives dans les cadres actuels pour les traitements chirurgicaux modernes. Problèmes éthiques Par sa nature, la chirurgie ne se prête pas facilement aux essais contrôlés par placebo. la possibilité d’une morbidité non triviale. Cela soulève des objections éthiques fondamentales concernant la responsabilité du chercheur d’agir dans l’intérêt supérieur du sujet 2, et le principe semi-intuitif selon lequel la chirurgie invasive devrait être réservée aux situations où un bénéfice significatif est associé à un risque minimisé ou minimal. Dans le cas d’une chirurgie fictive, le risque de préjudice est associé à des bénéfices potentiels négligeables. Cela a été le principal domaine d’attaque par les professionnels qui s’opposent à la chirurgie placebo. Bien qu’il n’y ait pas de réponses définitives à ces points de vue, nous ne devrions pas confondre l’éthique de la recherche clinique avec celle des soins cliniques3 inspiration. Un essai contrôlé randomisé contre placebo n’est pas un traitement individualisé mais un outil scientifique reconnu pour discerner les meilleurs traitements et bénéfices. future cohorte. Que les sujets de l’étude reçoivent un bénéfice par omission ou par commission est, par nature, aléatoire. Ainsi, bien que ce soit peut-être machiavélique, les études devraient être menées selon l’éthique qui régit la recherche clinique, ce qui minimise le débat sur les préoccupations chirurgicales uniques dans ces essais, mais ne sape pas les cadres éthiques fondamentaux des sujets humains4.