NICE peut décourager la détection de la dépression post-partum

L’Institut National pour la Santé et l’Excellence Clinique (NICE) recommande ces questions pour le dépistage systématique de la dépression chez les femmes enceintes et post-partum: a-t-elle été triste ou bleue pendant au moins deux semaines; a-t-elle eu l’anhédonie pour cette période? a-t-elle demandé de l’aide pour ces problèmes? 1 Le site web de NICE ne propose aucun support empirique pour ces critères2. L’exigence que les femmes endossent la tristesse et l’anhédonie est plus stricte que celle d’un diagnostic formel de dépression. Une méta-analyse récente3 a montré que l’acceptation des deux symptômes entraînait un nombre important de patients déprimés. L’ajout de la question d’aide à la liste ne peut qu’aggraver les choses. Les femmes peuvent être réticentes à demander de l’aide parce qu’elles n’ont pas eu l’occasion de discuter des options de traitement, y compris les risques et les avantages relatifs des médicaments, en particulier dans le contexte de tout risque individuel associé. avec des antécédents personnels ou familiaux de dépression prolongée, sévère ou altérant autrement. Les lignes directrices du NICE peuvent empêcher ces femmes de faire un choix éclairé entre la psychothérapie et la drogue.5