Gérer l’arthrose du genou

Rédacteur — La méta-analyse par Bjordal et al. D’essais contrôlés randomisés évaluant l’efficacité des anti-inflammatoires non stéroïdiens Les auteurs concluent que la variation moyenne de la douleur, mesurée sur une échelle visuelle analogique, par rapport au placebo était de 10,1 mm (intervalle de confiance à 95%: 7,4). à 12.8) et revendiquent une différence non pertinente, puisque la différence minimale cliniquement perceptible était de 9,7 mm2 https://www.suomi-info.net. Ils ont mélangé les interprétations aux niveaux du groupe et de l’individu. En effet, 9,7 est la différence perceptible au niveau individuel (un changement inférieur à 9,7 mm ne serait pas perçu par le patient). Cependant, l’estimation de 10,1 mm évaluée par Bjordal et al n’a de sens qu’au niveau du groupe. Pour mieux comprendre cette interprétation multiniveaux, nous avons effectué quelques calculs, classant les patients comme améliorés ou non s’ils atteignaient un changement supérieur à 10,1 mm. Ainsi, en supposant que dans le groupe placebo, le changement est égal à 5 ​​+ 20 mm, 40,1% des patients du groupe placebo montreraient une amélioration (sous l’hypothèse raisonnable d’une distribution normale de la variation de la douleur sur une échelle visuelle analogique). Un effet du traitement de 10,1 mm entraîne un changement moyen de 15,1 mm dans le groupe expérimental, et 60,1% des patients présenteraient donc une amélioration. Le nombre de patients à traiter est alors estimé à 5,0. De même, si la différence dans le groupe placebo était de 20 ± 20 mm, 69,2% des patients montreraient une amélioration dans ce groupe et 84,3% dans le groupe expérimental, et le nombre nécessaire de traiter serait alors de 6,6.Ces exemples montrent que l’utilisation de la différence minimale cliniquement perceptible pour interpréter les changements au niveau du groupe est inadéquate: une petite variation au niveau du groupe ne signifie pas aucun changement cliniquement pertinent chez les individus du groupe.